Les réactions: ESTAC-OM

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Troyes - Marseille

Réactions d'aprés match

Au micro de Canal + retrouvez les réactions à chaud de l'entraîneur olympien Albert Emon, de l'attaquant troyen Gaël Danic, du milieu de terrain marseillais Modeste M'Bami et de l'entraîneur de l'ESTAC Jean Marc Furlan. Tous évoquent le changement d'état d'esprit de l'OM en seconde mi-temps.

Albert Emon : 'Je pense qu'on a fait une bonne entame de match, après on prend un but... (désabusé) on ne va pas revenir là-dessus. Après on a été très généreux, courageux, on a montré par moments du très beau football. On aurait pu être mieux récompensé. On a fait le match qu'il fallait pour ramener un point. Ce que j'ai dis à la mi-temps aux joueurs ? C'est spécial... (il coupe)'

Gaël Danic : 'Vue la phisionomie de la première mi-temps on aurait dû faire le break avant. On n'a été inquiété que sur des coups de pied arrêtés. En seconde période on a un peu plus subi et réculé. Après l'expulsion de Pagis, Marseille s'est recroquevillé devant son but. Cela a été beaucoup plus délicat. Mais bon, on peut se satisfaire de ce résultat étant donné notre situation. On a de multiples occasions mais on n'en met qu'une au fond...'

Modeste M'Bami : 'Ce soir on a vu un grand match. Après une première mi-temps qui était pour eux, on a su réagir. C'est avec cet état d'esprit que l'on va y arriver. A la mi-temps il y a eu un grand coup de gueule de l'entraîneur. Ca ne veut pas dire que l'on a eu besoin de ça mais c'est vrai que l'on avait mal entamé le match. En seconde période on a gagné plus de duels. C'est un bon point de pris, c'est ce que l'on va retenir.'

Jean-Marc Furlan : 'On fait beaucoup d'efforts pour un match nul... Par l'obligation des choses, on va se satisfaire de ce résultat mais par rapport aux efforts, on aurait bien aimé avoir la victoire. Il y a eu un temps faible en seconde période qu'on a pas bien géré puisqu'on a pris un but, sinon sur l'ensemble du match, on a toujours été dangereux. On n'a pas les mêmes objectifs, ni les mêmes effectifs mais j'aurais aimé qu'on reproduise en seconde période ce qu'on a fait en première. C'est le verre à moitié vide et à moitié plein... La satisfaction est qu'on a stoppé la série de défaites.'

 

 

La réaction du directeur sportif olympien, José Anigo, après le match nul à Troyes (1-1) ce samedi.

José, nous avons vu ce soir un OM à deux visages à Troyes…
La première mi-temps a montré une équipe complètement à côté de son sujet. A la mi-temps, il y a eu un discours plus que musclé. Tout le monde a pris conscience qu’il faut se comporter avec un autre standing quand on porte ce maillot. C’est le discours qui a été fait dans le vestiaire, tout le monde a bien compris et a bien écouté. Albert (Emon) a eu des mots fors, des mots justes et cela donne le comportement que l’on a vu en deuxième mi-temps. Une autre équipe est rentrée avec un autre projet de jeu et d’autres ambitions. On est revenu au score et on aurait même pu gagner.
Porter seulement le maillot de l’OM n’est pas suffisant, il faut y mettre le reste, c'est-à-dire la combativité, l’abnégation et la technique bien entendu. Il faudra se souvenir de cette deuxième mi-temps. Le discours à la mi-temps a bien été entendu car il a été dur et ils l’ont bien compris. Cette mi-temps leur restera dans la tête. Je suis persuadé que nous ferons un bon résultat à Sochaux. L’important sera de rester collé aux places de tête à la trêve. On sera là pour le sprint, ce sera le plus important.

Est-ce que cette attitude en deuxième mi-temps est celle que l’OM doit toujours afficher ?
C’est l’esprit du club, on peut perdre des matches, on peut en gagner. Mais, en cas de défaite, il faut le faire avec les armes à la main. On ne doit pas se laisser faire comme ça, il faut se défendre et lutter sur tous les ballons. Le jeu a été totalement différent après la pause, les ballons étaient gagnés au milieu de terrain et, à partir de là, on peut proposer du jeu.
C’était mieux même si tout n’a pas été parfait. Mais, on revient de tellement loin, les quatre défaites ne sont pas encore digérées. Nous avons battus Valenciennes, on prend quatre points en deux matches, ce n’est pas mal. Il faudra faire un bon résultat à Sochaux et on commencera alors à y voir plus clair et l’équipe prendra encore plus confiance.

Le discours à la mi-temps a en tout cas permis de voir un OM transformé…
Si nous voulons avoir des ambitions, il faut aussi savoir proposer du jeu et pas seulement subir. Nous avons bien démarré le match mais, petit à petit, nous avons reculé, perdu les ballons et c’était un peu trop à notre goût. Tout cela été recadré à la mi-temps par Albert (Emon) qui a fait ce qu’il fallait. Cela a permis de voir une deuxième mi-temps avec beaucoup de ballons récupérés, des possibilités offensives. On a marqué un beau but et on aurait pu gagner.
Mais, tout le mérite a été de conserver ce résultat à dix contre onze. Car je pense que l’expulsion de Micka (Pagis) a été vraiment sévère. Matuidi (le joueur troyen impliqué dans l’expulsion de Pagis ndlr) est un bon joueur mais il a été malin car l’arbitre n’a pas bien vu ce qui s’est passé. C’est dommage car Micka (Pagis) est un joueur qui nous fera défaut dans les matches qui arrivent.


A. Emon : "On doit en faire beaucoup plus"

Satisfait du point du match nul et de la réaction de ses joueurs en seconde période, Albert Emon aurait aimé voir son équipe jouer de la sorte durant l’intégralité du match.

Les Olympiens n’avaient plus ramené le moindre point d’un déplacement depuis le voyage en terre lensoise de la mi-octobre. Samedi, en fin d’après-midi les hommes d’Albert Emon sont revenus de l’Aube avec le point du match nul. Un bagage acquis dans la douleur et au prix d’une belle réaction en seconde période.
«A la mi-temps, on peut être mené 3-0 et dans ce cas, il n’y a pas de discussion à avoir. Il y a beaucoup de choses qui n’ont pas fonctionné en première période. Il est possible que l’équipe soit perturbée et pas complètement en confiance. Je n’accable pas les joueurs car je sais que cela peut arriver, même aux grandes équipes. Si on rentre bien dans le match, c’est bien, sinon on souffre».
En effet, les initiatives marseillaises n’ont pas effacer les occasions troyennes. L’équipe de Jean-Marc Furlan s’est montrée dangereuse à plus d’une reprise, par David Gigliotti tout d’abord, puis par Yohann Lachuer ou encore Benjamin Nivet. Menant après le premier quart d’heure, Troyes a poursuivi son travail malgré la mise ne place tactique d’Albert Emon. «L’organisation permettait la possibilité d’avoir le ballon mais il n’y avait pas assez d’agressivité offensive. L’équipe doit être plus entreprenante. Contre n’importe quelle équipe, même à l’extérieur, si on a la possibilité de faire mal d’entrer, il ne faut pas se priver».

 

En seconde période, l’OM  présentait, dès les premières secondes, un visage totalement différent. «J’ai vu des joueurs plus présents collectivement avec beaucoup de communication. On sentait qu’ils se parlaient, ils pressaient et courraient ensemble, se réjouit l’entraîneur marseillais, c’était un collectif qui travaillait. Là, on devient performant car il y a des idées soutenues par tout le monde et c’est intéressant». Et fort logiquement, les joueurs marseillais ont égalisé par l’intermédiaire de Toifilou Maoulida.
Après son but, l’attaquant phocéen a laissé éclater sa joie. La hargne et la rage de vaincre ont vite pris le dessus faisant au passage une victime : un panneau publicitaire. C’est aussi un geste de nervosité qui a valu à Mickaël Pagis de prendre un carton rouge. Des réactions qui auraient pu coûter cher à l’OM… «Toifilou Maoulida ne joue pas souvent, Mickaël Pagis est énervé car il réussit des gestes mais les Troyens le stoppent en faisant des fautes qui ne sont pas tellement sanctionnées, explique Albert Emon, c’est un tout, il y a aussi la façon dont on joue. Il n’y a pas assez de mouvement et peu de solution. Le joueur est presque livré à lui-même et la nervosité prend le dessus sur la motivation».

Avec ce match nul qui succède à la victoire contre Valenciennes, les Marseillais ont débuté la série dont ils parlaient en début de semaine. Pour la poursuivre, il faudra entrer sur la pelouse du stade Bonal de Sochaux (où Mickaël Pagis sera suspendu) avec les mêmes intentions et la même envie qu’en seconde période à Troyes. «Il faut être plus performant que ce soit sur la durée, le contenu ou les intentions, analyse le technicien olympien, on ramène un match nul mais on ne doit pas avoir la prétention de dire que l’on pouvait gagner. Je pense que l’on doit en faire beaucoup plus pour rivaliser avec les six ou sept équipes du haut de tableau».

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