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Réactions d'aprés match | ||
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La réaction du directeur sportif olympien, José Anigo, après le match nul à Troyes (1-1) ce samedi.
José, nous avons vu ce soir un OM à deux visages à Troyes…
La première mi-temps a montré une équipe complètement à côté de son sujet. A la mi-temps, il y a eu un discours plus que musclé. Tout le monde a pris conscience qu’il faut se comporter avec un autre standing quand on porte ce maillot. C’est le discours qui a été fait dans le vestiaire, tout le monde a bien compris et a bien écouté. Albert (Emon) a eu des mots fors, des mots justes et cela donne le comportement que l’on a vu en deuxième mi-temps. Une autre équipe est rentrée avec un autre projet de jeu et d’autres ambitions. On est revenu au score et on aurait même pu gagner.
Porter seulement le maillot de l’OM n’est pas suffisant, il faut y mettre le reste, c'est-à -dire la combativité, l’abnégation et la technique bien entendu. Il faudra se souvenir de cette deuxième mi-temps. Le discours à la mi-temps a bien été entendu car il a été dur et ils l’ont bien compris. Cette mi-temps leur restera dans la tête. Je suis persuadé que nous ferons un bon résultat à Sochaux. L’important sera de rester collé aux places de tête à la trêve. On sera là pour le sprint, ce sera le plus important.
Est-ce que cette attitude en deuxième mi-temps est celle que l’OM doit toujours afficher ?
C’est l’esprit du club, on peut perdre des matches, on peut en gagner. Mais, en cas de défaite, il faut le faire avec les armes à la main. On ne doit pas se laisser faire comme ça, il faut se défendre et lutter sur tous les ballons. Le jeu a été totalement différent après la pause, les ballons étaient gagnés au milieu de terrain et, à partir de là , on peut proposer du jeu.
C’était mieux même si tout n’a pas été parfait. Mais, on revient de tellement loin, les quatre défaites ne sont pas encore digérées. Nous avons battus Valenciennes, on prend quatre points en deux matches, ce n’est pas mal. Il faudra faire un bon résultat à Sochaux et on commencera alors à y voir plus clair et l’équipe prendra encore plus confiance.
Le discours à la mi-temps a en tout cas permis de voir un OM transformé…
Si nous voulons avoir des ambitions, il faut aussi savoir proposer du jeu et pas seulement subir. Nous avons bien démarré le match mais, petit à petit, nous avons reculé, perdu les ballons et c’était un peu trop à notre goût. Tout cela été recadré à la mi-temps par Albert (Emon) qui a fait ce qu’il fallait. Cela a permis de voir une deuxième mi-temps avec beaucoup de ballons récupérés, des possibilités offensives. On a marqué un beau but et on aurait pu gagner.
Mais, tout le mérite a été de conserver ce résultat à dix contre onze. Car je pense que l’expulsion de Micka (Pagis) a été vraiment sévère. Matuidi (le joueur troyen impliqué dans l’expulsion de Pagis ndlr) est un bon joueur mais il a été malin car l’arbitre n’a pas bien vu ce qui s’est passé. C’est dommage car Micka (Pagis) est un joueur qui nous fera défaut dans les matches qui arrivent.
Satisfait du point du match nul et de la réaction de ses joueurs en seconde période, Albert Emon aurait aimé voir son équipe jouer de la sorte durant l’intégralité du match.
En seconde période, l’OM présentait, dès les premières secondes, un visage totalement différent. «J’ai vu des joueurs plus présents collectivement avec beaucoup de communication. On sentait qu’ils se parlaient, ils pressaient et courraient ensemble, se réjouit l’entraîneur marseillais, c’était un collectif qui travaillait. Là , on devient performant car il y a des idées soutenues par tout le monde et c’est intéressant». Et fort logiquement, les joueurs marseillais ont égalisé par l’intermédiaire de Toifilou Maoulida.
Après son but, l’attaquant phocéen a laissé éclater sa joie. La hargne et la rage de vaincre ont vite pris le dessus faisant au passage une victime : un panneau publicitaire. C’est aussi un geste de nervosité qui a valu à Mickaël Pagis de prendre un carton rouge. Des réactions qui auraient pu coûter cher à l’OM… «Toifilou Maoulida ne joue pas souvent, Mickaël Pagis est énervé car il réussit des gestes mais les Troyens le stoppent en faisant des fautes qui ne sont pas tellement sanctionnées, explique Albert Emon, c’est un tout, il y a aussi la façon dont on joue. Il n’y a pas assez de mouvement et peu de solution. Le joueur est presque livré à lui-même et la nervosité prend le dessus sur la motivation».
Avec ce match nul qui succède à la victoire contre Valenciennes, les Marseillais ont débuté la série dont ils parlaient en début de semaine. Pour la poursuivre, il faudra entrer sur la pelouse du stade Bonal de Sochaux (où Mickaël Pagis sera suspendu) avec les mêmes intentions et la même envie qu’en seconde période à Troyes. «Il faut être plus performant que ce soit sur la durée, le contenu ou les intentions, analyse le technicien olympien, on ramène un match nul mais on ne doit pas avoir la prétention de dire que l’on pouvait gagner. Je pense que l’on doit en faire beaucoup plus pour rivaliser avec les six ou sept équipes du haut de tableau».
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